Observatoire des prix des fruits et légumes : une inquiétante augmentation
Pour sa 20e édition, l'observatoire des prix des fruits et légumes affiche une tendance pour le moins inquiétante, des niveaux en hausse alors même que ces produits sont chaudement recommandés par les autorités de santé.
La ritournelle n'a rien perdu de son attrait au regard de la crise économique que subit le pays depuis des mois. Et bien souvent, c'est le consommateur qui en paie les conséquences, ce que confirmera cet observatoire des prix, 20e du nom, dont les informations restent inquiétantes.
En effet, les difficultés d'accès aux fruits et légumes ne relèvent plus de fluctuations ponctuelles, mais d'une tendance durable. Les résultats de l'édition 2026 confirment une tendance préoccupante : si le prix moyen des fruits se stabilise en agriculture conventionnelle (-0,2 %) et recule en bio (-10 %), les légumes repartent fortement à la hausse, avec une augmentation de 10 % en conventionnel et de 7% en bio. Les courgettes (+32 %), les tomates (+31 %) et les haricots verts (+24 %) figurent parmi les plus fortes hausses de cette année.
Côté fruits, depuis 2015, les prix ont progressé de 54 % et ceux des légumes frais de 62 %, contre 21 % pour l'inflation générale. Les fruits et légumes sont ainsi devenus l'une des catégories alimentaires dont les prix augmentent le plus rapidement, alors même qu'ils sont au cœur des recommandations de santé publique. Cette contradiction n'est plus acceptable.
Voici les produits dont les prix ont été observés, en juin 2026, sur 40 départements :
- Fruits : Abricot Banane Cerise (rouge) Citron jaune Fraise ronde (pas de gariguette) Melon type charentais Pastèque verte Pêche Pomme Golden ou Gala
- Légumes : Aubergine violette Carottes Concombre Courgette longue Haricots verts Laitue (verte) Oignon (jaune) Poivron (vert) Pomme de terre (type vapeur) Tomate grappe
C'est pourquoi le Mouvement soutient la proposition de loi visant à garantir l'accès permanent à un panier diversifié de produits favorables à la santé vendus à prix coûtant10. Cette mesure n'impose ni la vente à perte ni une baisse de la rémunération des producteurs. Elle consiste uniquement à supprimer la marge bénéficiaire des distributeurs sur un nombre limité de produits essentiels, tout en leur laissant la liberté de construire leur rentabilité sur les milliers d'autres références proposées dans leurs magasins.